By N2H

Entre images et voyages…

Australie

South West Coast

Esperance - Lucky BayWestern Australia représente un tiers de l’Australie, et ne compte pourtant que 2,5 millions d’habitants (10% de l’Australie). Régions arides et désertiques au Nord, côtes fantastiques, arbres gigantesques au Sud… 85% de la population du WA occupe le Sud-Ouest, au climat plus tempéré au Sud de Perth, capitale la plus isolée au monde. Isolée du monde par la position géographique de l’Australie, isolée de l’Australie par deux grand déserts qui s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres. Un état sporadique, ou il est commun de rouler 2h pour rejoindre la prochaine ville dans le Sud, voir 800-1000 kms dans le Nord.

Immense territoire… C’est donc sur le Sud-Ouest que nous avons passé 3 semaines, des plages de sable blanc d’Espérance, aux portes du désert du Nullarbor, jusqu’à Perth, capitale au bord de l’eau qui profite d’une température moyenne de 40° en cette saison. Trois semaines en stop, dont 7 jours de randonnées et 140kms sur le Bibbulmun Track : de quoi s’immerger dans cette région magnifique, se perdre dans le bush, profiter d’une nature encore intouchée, et aller à la rencontre des locaux.


Nullarbor Trip : Sydney – Perth

NullarborLe train s’offre une ligne droite de 478kms, la plus longue ligne droite de chemin de fer au monde. En voiture, on se contentera de 146kms ; peu importe le moyen de transport, la traversée de cette vaste zone désertique vous prendra au moins quelques jours… Rien de surprenant pour l’équivalent d’un Londres-Moscou !

L’Indian Pacific avait ma préférence, jusqu’à ce qu’il reste bloqué en plein désert pour cause d’inondation… 50 cms d’eau sur les rails du côté de Broken Hill, en plein Outback à la frontière des états de Victoria / New South Wales ont mis fin à mon aventure de 3 nuits à bord de ce train fantastique.

Le « no worries » australien fera donc ses preuves en cette période de fêtes de fin d’années et vacances scolaires. Cap  à Melbourne avec deux Français rencontrés sur le quai pour louer un van et parcourir les 3800 kms restant pour rejoindre la capitale la plus isolée au monde : Perth. Une offre « relocation », pour laquelle la location est à $1/jour, mais le timing est serré : 4 jours. Un road trip au sens propre du terme, à travers les régions agricoles et industrielles de South Australia, le désert du Nullarbor et ses stations services tous les 150/200 kms,  puis l’Outback du Western Australia et ses road train trucks qui transportent les minerais de ces mines gigantesques, faisant de cet état le plus florissant de l’Australie.


Happy New Year !

Sydney NYEQue faire pour célébrer le passage à 2010 ? J’en connais qui ont préféré le charme de Montréal, les sommets enneigés de Corse, ou la folle ambiance d’une soirée parisienne ou lilloise… J’ai profité d’une journée picnic pour finir par un feu d’artifice…

Point de rendez-vous : Macquarie Point, au jardin botanique de Sydney. Heure : 6h00. Déjà quelques centaines de personnes devant les grilles, les premiers sont arrivés à 1h du matin. Connu comme l’un des plus grand feux d’artifice au monde, Sydney attire une foule d’environ 1.5 million d’Australiens et de touristes (Sydney compte 4 millions d’habitants) pour les fêtes de fin d’année. Certains ont réservé il y a 6 mois un ticket pour une île, d’autre une party en plein air, ou une chambre dans un palace avec vue sur le Harbour. Les autres essaieront de trouver un spot parmi les nombreux parcs, et premier arrivé, premier servi. A 6h nous étions 500, à 8h on devait passer les 1000. A 9h quelques 2000-3000 personnes faisaient la queue ; à 10h, ouverture des grilles, les derniers arrivés s’apprêtaient à faire la queue pour les 6 prochaines heures !

Chanceux ? Absolument ! Temps nuageux qui nous évita un caniar sous les 35° de l’été Australien ; espace réservé accessible aux 500 premiers arrivés ; et super spot en face de l’Opéra. Une journée Picnic, photo, relax…  avec la musique émanant des bateaux ancrés dans la baie. Premier feux à 21h pour les enfants, parfait pour prérégler l’appareil. Et soudainement à minuit le pont s’enflamme et l’Opéra se dissimule petit à petit derrière un épais nuage de fumée. Surprenant, aucun compte à rebours enclenché : tout le monde a été surpris ! S’en suivent 20 minutes de spectacle, 8 feux d’artifice répartis dans tout le Harbour et un final grandiose. Mouvement de foule difficile à éviter, et mon appareil se retrouve perché sur un lampadaire pour tenter de capturer ces rivières de feux. Exercice difficile, mais moment inoubliable ! Et pour finir le séjour, petite escapade nocturne le lendemain autour de l’Opéra Bar (petite pensée pour les Tahitiens…) puis depuis le fameux pont pour une vue panoramique… On ne s’en lasse pas !


East Coast – Fraser Island

Fraser IslandPrenez un groupe de 50 jeunes Suédois, Anglais, Français, Hollandais, Allemands,  Russes, Suisses et donnez leur de quoi vivre pendant 3 jours, une carte, et quelques conseils pour s’en sortir. Ajoutez quelques dingos qui ravageront tout ce qui s’apparente à quelque chose de comestible, une mer infestée de requins dont les courants vous emmèneront au large en 5 minutes, une plage de 95kms couverte de méduses échouées, vent humide et de la pluie pour pimenter le tout. Embarquez tout le monde sur le ferry et espérez qu’aucun d’entre eux ne « plante » littéralement le 4×4 dans un trou de sable suite à une démangeaison soudaine du pied droit, ou d’une idée qu’un 4×4 résistera toujours à la vague. Trois Japonais sont morts il y a deux semaines. 100% fun garanti !

Mais n’oubliez pas de profitez des eaux turquoises du lac Mc Kenzie, de vous faire faire un peeling par les poissons-chat du lac Wabbie, de vous perdre au milieu de la forêt tropicale, et de monter à Indian Head pour apercevoir du haut de la falaise des raies nageant dans les eaux claires du Pacifique.

Mettez l’appareil photo au repos… Le sable est partout ! Les serrures du 4×4 ne ferment plus… Mettez le contact et décollez ! Bienvenue sur la plus grande île de sable au monde : Fraser Island.

Prenez un groupe de 50 jeunes Suédois, Anglais, Français, Hollandais, Allemands, donnez leur de quoi vivre pendant 3 jours, une carte, et quelques conseils pour s’en sortir. Ajoutez quelques dingos qui ravageront tout ce qui s’apparente à quelque chose de comestible, une mer infestée de requins dont les courants vous emmèneront au large en 5 minutes, une plage de 95kms couverte de méduses échouées, vent humide et de la pluie pour pimenter le tout. Embarquez tout le monde sur le ferry et espérez qu’aucun d’entre eux ne « plante » littéralement le 4×4 dans un trou de sable suite à une démangeaison soudaine du pied droit, ou d’une idée qu’un 4×4 résistera toujours à la vague. Trois Japonais sont morts il y a deux semaines. 100% fun garanti !

Mais n’oubliez pas de profitez des eaux turquoises du lac Mc Kenzie, de vous faire faire un peeling par les poissons-chat du lac Wabbie, de vous perdre au milieu de la forêt tropicale, et de monter à Indian Head pour apercevoir du haut de la falaise des raies nageant dans les eaux claires du Pacifique.

Bienvenue sur la plus grande île de sable au monde : Fraser Island.


East Coast – Whitsundays

WhitsundaysMelbourne – Hamilton Island : c’était le 16 Décembre, 39° annoncés dans la city, temps pour moi de mettre le cap à l’Est, direction les Whitsundays. 74 îles, sommets culminants d’une chaîne de montagne sous-marine, faisant partie de la célèbre grande barrière de corail. Et début d’un voyage de deux semaines de Airlie Beach à Sydney…

Première journée sur Hamilton, petite île appartenant à un Resort (d’où l’aéroport), qui au fil des constructions à perdu son charme… Bien que la tour qui s’érige en plein milieu ne soit pas de mon goût, je dois reconnaitre qu’elle offre des appartements au panorama grandiose ! On y vient pour profiter de la plage, des cocktails, activités nautiques, randos en quad… le all-inclusive, où juste l’aéroport dans mon cas. C’est cependant la seule randonnée qui m’aura offert un panorama à 360° sur les îles alentours. Et prendre le bateau en fin de journée est toujours un moyen de transport dont je ne me lasse pas.

Point de chute à J+1 : Airlie Beach. Petite bourgade fêtarde, quoique bien tranquille en cette période d’avant Noël. Quelques pubs en plein air, une marina, une piscine géante en bord de plage, et des boutiques : station touristique par excellence point de départ des croisières autour des iles. J’ai donc profité du lagon artificiel (méduses minuscules mais extrêmement venimeuses en cette saison…) avant de partir 3 jours à bord du Powerplay, un catamaran à moteur, pour la découverte des fonds marins… Aucune photo sous-marine faute d’équipement, mais une simple recherche sur le net vous donnera un aperçu de la faune et la flore sous-marine : un vrai paradis multicolore ! Même sans bouteille (j’ai fait l’erreur de dire que j’avais fait de l’asthme…), on ouvre grand les yeux pour « survoler » les coraux à bout de bras… Au programme des 3 jours : plage, plongée, petit-déjeuner à 5h du matin et baignade matinale dans l’eau à 26°. Le soir venu, barbecue sur le pont (et oui c’est l’Australie!), et discussions tardives à regarder les poissons nocturnes attirés par les lumières du bateau… Début des vacances…


Wilsons Promontory

Wilsons PromontoryC’est le fleuron du Victoria! Et pour cause, un mélange de plages turquoises, rocks massifs et reliefs montagneux n’est pas chose commune en Australie. A 4h de Melbourne, en passant par Phillip Island, puis traversant les Gippsland et ses vallées verdoillantes, « Le Prom » comme on le surnomme ici, est un vrai terrain de jeu pour randonneurs avertis ou week-end familiaux. Parfois un air de paysage Africain, une plage  de quartz qui fait squeak squeak à chaque pas (d’où son nom « Squeaky Beach »), une rivière à l’eau orangée… Un sentier de 45kms/3jours en fait le tour, je dois dire que celui-ci m’aurait bien tenté, mais il n’était pas au programme d’un week-end « relax » à l’écart de la city…

Grampians Park, Great Ocean Road, Mornington Peninsula et Wilsons Promontory sont les principaux sites du Victoria, à 2, 3 ou 4h de Melbourne : l’inconvénient d’un pays aussi vaste que l’Australie, c’est qu’une fois visités, les prochains sites remarquables sont à une journée de voiture, ou accessibles par avion… Sur ce point la Tasmanie est un paradis indéniable! Mais à défaut d’y retourner, j’ai pris l’avion pour une autre destination : la côte Est…


Mildura

Mungo National ParkLa plupart des backpackers y vont pour faire du fruitpicking, les Australiens et les touristes de passage s’y rendent pour  découvrir la frontière Nord du Victoria : l’Outback, traversé par l’un des plus grands fleuves Australiens « The Murray River ».

Pour m’habituer aux grandes distances Australiennes, c’est en bus que j’ai choisi de partir en direction de Mildura. Un voyage de nuit de 10h, qui vous emmène dans les villes reculées du Victoria, avec quelques haltes nocturnes au coin d’une station service, de gares désertes, où d’une boulangerie où Meat Pies et Sausage Rolls à 3h du matin font le business du patron.

« Mildura ? Que vas-tu faire là-bas ? » Quand on habite Melbourne, ce n’est pas la première destination favorite… La campagne reculée, mais la campagne qui regorge de trésors naturels. Arrivé au petit matin, je me suis régalé avec 2h de piste rouge à travers l’Outback : direction Mungo National Park, un lac vieux de 40000 ans aujourd’hui asséché, devenu site géologique et archéologique mondialement reconnu. A défaut de partir gratter le sol Australien, je me suis fait une après-midi photos, entre ciel chargé, tempête de sable et averse monumentale, avant d’avoir d’obtenir un temps magnifique pour une série « Wall of China at twilight ». J’avais envie de retourner dans le désert depuis un moment, j’ai trouvé ici un petit coin de sérénité, suivi d’une escapade dans les dunes du côté de Perry’s Sandhills. J’ai pu rendre visite à « Big Gum Tree », qui depuis des décennies luttent contre les dunes qui l’ensevelissent petit à petit. Un décor aride à tout juste quelques kilomètres de «Darling & Murray Rivers Junction », une réserve naturelle bordée par ces Amazones Australiennes. Au milieu de l’Outback, le contraste est étonnant…


Great Ocean Road

Great Ocean RoadDébut du grand voyage avec une destination locale! Falaises à pic, petites criques isolées, parc nationaux, plages désertes et sauvages… Le Fleuron touristique de Victoria mérite bien son nom!

A 1h de Melbourne, la Great Ocean Road s’étend sur 250 kms au Sud de l’Australie, et fut construite après la 1ère guerre mondiale par les soldats revenus du front. Les bus charter la sillonnent en une journée, débarquant hordes de touristes pour le coucher du soleil aux 12 Apôtres (il en manque quelques-uns aujourd’hui…) : l’endroit n’en reste pas moins époustouflant, avec ces rocks plantés entre falaises et océan, petit à petit sculptés par le vent… A l’origine dénommés « The Saw and the Piglets » (La Truie et les Porcelets), l’état de Victoria les a rebaptisé en 1950 pour adopter le style « biblique ».

Avoir une voiture reste donc définitivement le meilleur moyen de parcourir la côte, afin de profiter des dizaines de points de vue, formations géologiques, ou autres balades entre rainforest à l’Est et plages désertes à l’Ouest. Quelques orages, trois éclaircies et une mer remuée : terrain de jeu favorable pour 3 photographes en manque d’images…


Escapade Française du côté de Mornington

Mornington PeninsulqLes beaux jours sont devant nous, même si l’on a battu un nouveau record samedi dernier… de jour le plus froid! La fin de l’hiver se fait sentir, et le moindre rayon de soleil nous propulse au delà des 20° : juste de quoi planifier quelques escapades dans les environs de Melbourne. L’appareil est de sortie et le blog revit! Voici le programme du mois de Septembre…

A 1h de route on peut aller se perdre dans les Dandenongs, (voir carte) chemins pédestres traversant les forêts, mais c’est pour un barbecue que nous y sommes allés. Il faut bien se mettre à la mode Australienne…

En revanche, c’est en longeant la côte, pour aller du côté de Mornington Peninsula (voir carte), que nous avons repris un rythme plus sportif… Nous? Oui petit groupe de Français rencontrés par hasard à un salon de l’emploi. Et oui il fut un temps où l’on cherchait tous du travail, et avec une pochette aux couleurs d’une université française, on se reconnait!

Place aux randonnées le long de la plage et des falaises pour le côté océanique, tumultueux et rocailleux, ou au calme paisible de la baie de Port Phillip et ses couleurs bleutées au coucher du soleil. Du côté de la pointe Nepean se trouve un fort (c’est assez rare ici!) abandonné après la seconde guerre mondiale. Plus historique, c’est sur la plage que l’on découvre les restes des berges qui accueillaient les immigrés et leurs animaux au 19ème siècle… Comme un air d’Ellis Island… Un dépaysement appréciable, même si à 60kms de la city, on la ressent toujours. Ici pour rejoindre l’authentique bush Australien, il faut rouler pendant 3h… tout est une question d’échelle. Mais le paysage vaut tout de même le détour…


Une journée à Williamstown

WilliamstownS’il y a une chose qui fait le charme de Sydney, c’est bien le taxi-boat ! Traverser le Victoria Harbour pour rejoindre le quartier des affaires ou se rendre d’un parc à un autre donne tout de suite un air de vacances au quotidien.

Melbourne a ses passionnés d’aviron certes, qui se partage la Yarra River avec les City Cruise Boats. Point de Harbour ici. Toutefois, pour une petite escapade à la journée, on peut sauter à bort d’un ferry qui vous promène pendant 30 min dans la city, avant de rejoindre la mer pour vous emmener à Williamstown.

Autant sauter à deux, c’est donc avec Nicole je suis parti voir cette autre facette de la ville aux milles visages ! En 1837, Williamstown était la concurrente de Melbourne : une ville prospère aux portes de Hobson Bay, idéalement située pour faire commerce. Les services gouvernementaux vinrent s’y installer quelques temps, jusqu’à ce que Melbourne élargisse la Yarra River, et commence ses heures de gloires. Dès lors délaissée, Williamstown est redevenue à la fin de XXème siècle une destination week-end. A 30 minutes de la city, on prend plaisir a parcourir le Costal Heritage Park reliant le centre historique à la plage.


Et l’Australie, c’est comment ?

Kangourou

Du haut de la tour Eiffel, l’Australie en fait rêver plus d’un… Kangourous, koalas, paysages magnifiques, qualité de vie, bierre, surf… Oui c’est vrai, le pays d’Oz est un peu de tout ça !

En effet, les Australiens sont « cools » comme dirait-on… Ou peut-être qu’ils apprécient simplement d’avoir du temps pour d’autres expériences. Cela commence dès le lycée où les cours se terminent à 3h, laissant à chacun le choix de s’adonner au sport, de faire du bénévolat, ou d’occuper un petit boulot dans l’un des nombreux cafés dont seule Melbourne à le secret. Chaï-latte, macchiato, hot chocolate, dès 6h du matin jusqu’au soir, les Italiens ont donné le rythme… C’est peut-être ça aussi la convivialité à l’Australienne ! Que se soit dans un pub, en terrasse, ou au food-court qui vous propose « toutes les cuisines du monde à emporter en un seul et même endroit », il vous suffira de dire « Hi how y’a going ? » à votre voisin pour lancer la discussion. Mais le contact en restera à cette bonne soirée, même s’il est courant de finir par un « on s’appelle et passe quand tu veux » : friendly, pas amis. Cela surprend au début, car on se retrouve invité partout… Mais on a jamais de nouvelles !

A vrai dire avec plus de 200 communautés d’immigrants, cette atmosphère conviviale est un régal ! Le monde entier est à Melbourne, chacun ayant conservé ses traditions, tout en intégrant ce pays pour chanter haut les coeurs « We’re Australian ». De multiples origines, mais une même volonté de vivre ensemble ! La France serait-elle le mauvais élève ? Je dirais qu’on ne compare pas une terre d’accueil dont les origines Européennes remontent à 200 ans, à un pays dont l’immigration n’est que toute récente dans une Histoire plus que millénaire.

Alors si les Australiens nous envie la richesse historique de notre vieille France, on peut leur envier leur diversité et ouverture d’esprit. Ici on roule à gauche pour faire plaisir à la Reine, mais on compte en kilomètres. On a copié New York et ses taxis jaunes, mais on écrit la date à l’Européenne. D’ailleurs, même si on travaille à l’américaine et que le Friday Wear est de rigueur, notre anglais est British, et écrire « centre » au lieu de « center » est foolish ! Les touristes Anglais retrouveront leurs Ginger Biscuits, et se délecteront de nos Pavlova, Lamington, et autres Buns.  La Végémite ? Pas sûr qu’ils y goûteront… Quand l’heure du thé sera passée, c’est au bottle shop que l’on s’arrêtera avant d’aller dîner. Sauvignon, Chardonnay, Shiraz, Riesling ? Des noms familiers qui viennent ici de Tasmanie, Western Australia ou des terroirs fantastiques de Nouvelle Zélande.

Voilà exactement 5 mois que je découvre chaque jour de nouveaux trais de la culture Australienne, pour le moment cantonnés à un environnement purement citadin. J’ai découvert avec surprise que le fitness club ouvrait à 6h du matin ; et avec dégoût j’ai croisé le snack bar dans le hall… Bierres/frites/burgers après l’exercice… US tendency ? Peut-être… En revanche, personne ne saura vous expliquer pourquoi le prix de l’essence change tous les jours, et que les jeudis sont les jours les moins chers !

Cheers Mate !


Le village devenu city

CBDImaginez…

Alors que les Français faisaient leur révolution, les Wurundjeris occupaient les alentours de la baie dénommée plus tard « Port Phillip ». Terres arborigènes où les tribus vivaient en harmonie avec la nature ; c’était il y a 200 ans.

Puis le Gold Rush attira les premiers colons ; le village de Melbourne commençant à se développer, on y construisit églises, écoles, des champs ça et là parsemant le paysage. C’était il y a 150 ans, 25 000 habitants.

Melbourne devint à la fin du XIXième siècle l’une des plus importantes cités de l’Empire britannique, acquérant la réputation de ville la plus riche au monde. Grand tournant au début du XXième, le gouvernement de la toute nouvelle fédération Australienne s’installa en 1901 dans cette ville d’alors 400 000 habitants.

Toujours grandissante, les jeux Olympiques s’y déroulèrent il y a 50 ans – 1 500 000 Melbourniens.

Aujourd’hui avec 4 000 000 d’habitants, et une superficie équivalente à 70 fois notre chère capitale, la city continue de s’étendre. C’est à la tombée de la nuit, quand la ville s’illumine, que l’horizon n’est que lueurs étoilées, que l’on mesure l’envergure de cette ville du monde, où l’on parle 180 langues et où Boudha et Jésus ne sont que quelques dieux parmi les 116 religions représentées.


Melbourne CBD

Melbourne Golden Mile

Trois lettres pour Central Business District ; c’est le coeur historique de Melbourne,  devenu aujourd’hui quartier d’affaires, où l’architecture victorienne se reflète dans les tours de verre. Dockland est à l’Est du CBD, bordant le front de mer, tandis que la foule grouille à Flinders Street, Federation Square et Southbank, lieux de toutes les festivités et évènements culturels, à deux pas du Art Centre et du National Gallery of Victoria.

Ne dit-on pas qu’une image vaut deux paragraphes ? Alors voici une série noir et blanc pour illustrer tout cela. Welcome to Melbourne, Victoria.


Melbourne – Dockland

Dockland WharfBienvenue à Dockland !

Il est temps de reprendre la série consacrée à la découverte de Melbourne !  Un premier aperçu vous était donné avec Bayside et ses plages ; longeons le front de mer, passons St-Kilda et remontons jusqu’à Dockland !

Ce nouveau quartier ultra moderne est situé à l’Est du CBD ; ici l’architecture Victorienne est délaissée au profit de tours de verre, sculptures contemporaines et promenades touristiques le long de l’eau. Vous ne le trouverez pas encore sur les cartes, la jeune pousse étant toute fraiche et encore en développement. Entre bureaux et appartements, les commerces et restaurants apparaissent ça et là, et il y a fort à parier que ce quartier à 5 minutes du centre de Melbourne attirent prochainement les foules.

A l’occasion d’une rencontre entre photographes, nous sommes allés sur les anciens docks, où des passionnés restaurent d’anciens voiliers ; ici l’Alma Doepel, rescapé d’Hobart, est un somptueux navire de près d’un siècle ! Voué à la destruction, il a été sauvé de justesse. Reprise des voyages en mer dans quelques années…

Les docks offrent un panorama remarquable sur le Waterfront, et c’est donc à l’occasion d’un Festival le week-end dernier, que j’ai repris ma carte d’explorateur et mes lentilles et mon pied (comprendra qui voudra…). Sons et lumières, fire organ, feux d’artifices et fish&chips entre amis, voilà de bonnes raisons pour arpenter de nuit ce passage touristique  aux airs de petite croisette méditerranéenne.


La Pépite Dorée…

Sovereign Hill - BallaratA la recherche d’opportunités, j’ai donc tenté ma chance le temps d’un week-end dans les anciennes mines d’or du Victoria… Point de pépite, mais une expérience hors du temps dans cette ville qui marqua l’histoire de l’Australie.

A 100 kms au Nord-Est de Melbourne, Ballarat s’est développée au milieu du 19ème siècle, attirant des chercheurs d’or en provenance d’Europe, d’Asie, et d’Amérique : le Gold Rush ! Heureux fut celui qui y découvrit la plus grosse pépite au monde : 70kg d’or brut qu’on s’échangerait aujourd’hui pour quelques centaines de millions de dollars… Ballarat s’est aussi une page de l’Histoire Australienne, marquée par la rébellion Eureka ; révoltés contre le système de taxes, réclamant le droit de vote et la possibilité d’acheter des terres, les miniers rebels furent finalement massacrés par les troupes britanniques, et accusés de haute trahison en s’en prenant à l’état. Cet évènement majeur donna lieu à de profonds changements dans le système politique Australien, au point qu’il est considéré par certains comme l’origine de la démocratie en Australie.

Ballarat offre ainsi la possibilité de revivre ses heures de gloire à Sovereign Hill, parc historique de la ville qui vous plonge au coeur des années 1850. Les produits locaux sont fabriqués à l’ancienne, la mine est ouverte aux intrépides, et les gamins courent chez le  marchant de bonbons avant d’assister au défilé des troupes militaires… Le lendemain je suis parti visiter le Wildlife Park avant de rejoindre le centre ville, véritable  bijou de l’architecture Victorienne, qui s’étend le long de Sturt Street jusqu’au lac Wendouree… bien à sec !


Tassie Exploration – Part 2

World Heritage AreaFin du suspens… Mais où est passé Alex ? Se serait-il envolé pour une destination sauvage sans nous le dire ? Aurait-il trouvé un boulot à 70h par semaine ? Et la fin de l’histoire alors ? La voici ! Le dernier volet de la trilogie Tasmane…

Après une première semaine fantastique et quelques jours à profiter du charme d’Hobart, le temps était venu de repartir en quêtes de découvertes ; direction la côté Ouest avec Kathleen, Allemande rencontrée à Hobart (une annonce dans mon backpacker) qui voulait découvrir l’île après 3 mois de fruitpicking.

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ANZAC Day

australian_veteranUne petite pause dans l’aventure Tasmane (ça se dit ??) pour partager avec vous une journée historique. ANZAC est l’acronyme de Australian and New Zealand Army Corps, forces alliées des 1ères et 2nd guerres mondiales.

Le 25 Avril 1915, sous ordre de Winston Churchill, l’ANZAC débarque en Turquie pour prendre le contrôle de la péninsule de Gallipoli. Ce sera un massacre pour les troupes alliées. 8 mois de bataille et plus de 10 000 hommes tombés à terre. Le 25 Avril deviendra dès lors une journée commérorative à la fois pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ce jour de mémoire est également à l’honneur dans le village de Villers-Bretonneux en Normandie, qui fut libéré dans la nuit du 24 au 25 Avril 1918 par les troupes ANZAC, marquant un tournant décisif dans ce conflit mondial.

Après la seconde guerre mondiale, le 25 Avril est devenu un symbole pour l’ensemble des soldats tombés durant les deux guerres. C’est aujourd’hui un jour férié, considéré comme la plus importante commémoration solennelle de l’année. A ce titre, l’ANZAC Day est le seul jour où les jeux d’argent sont autorisés, notamment les parties de Two-up, bien connu des anciens soldats. Il est également de tradition de décorer les tombes, ou à défaut les monuments aux morts, de coquelicots en papier. Chaque état organise sa propre cérémonie, retransmise sur les chaînes locales. Ce samedi 25 avril, à 4h00 du matin à Melbourne, 40 000 personnes avaient rejoint le Shrine of Remembrance pour célébré le Dawn Service, heure du débarquement à Gallipoli.

Une cérémonie est également organisée en Turquie, où un mémorial est édifié sur la plage du débarquement. Nombreux sont les Australiens à s’y rendre en pèlerinage ; cette année 15 000 personnes assistaient à la cérémonie.

Crédit photo : Mugley


Hobart, The way the life should be !

HobartMe voilà de retour à Melbourne après deux semaines et demie sur l’île voisine… un vrai régal !

Après ma première semaine d’exploration, c’est à Hobart que je me suis arrêté quelques jours… Envie de prendre mon temps, de traiter quelques photos (c’est bon, je savais quoi faire pendant 3 jours !), et de poser un peu dans la course à la découverte que je mène depuis mon départ.

« The way the life should be » : quoi de mieux pour faire une halte ? Notez qu’il est intéressant qu’une ancienne colonie pénitentiaire adopte une telle devise aujourd’hui… Et c’est pourtant bien vrai ! Dès mon arrivée samedi 11/04, j’ai flané au Salamanca Market pendant près de 5h, entre saveurs, senteurs et artisanat local (notamment l’ébénisterie à base d’Huon Pine). Une exposition du club Jaguar (Le 50mm rend particulièrement bien !) m’aura donnée l’occasion de discuter avec un photographe local, membre du club « Peugeot-Citroën » ! Les jours suivants je me suis fait quelques macro au Royal Botanical Garden, visité le centre historique Batterie Point, mangé du chocolat (Cadbury est installé à Hobart !!) et j’ai gravi le Mont Wellington ( »Kunanyi » en Arborigène)… en bus ! Seules 3 villes au monde (Rio la plus connue, et l’autre j’ai oublié…) offrent un tel panorama, mais avec ses 1200m, c’est à Hobart que vous aurez une vue à 100kms alentours ! A moins d’être par temps couvert… au dessus des nuages !

Cette ville historique (2ème ville fondée dans la colonie après Sydney) offre un cadre de vie agréable, entre mer et montagne, où les amateurs de nature et randonnées seront comblés ! Avec 47 000 habitants en 2001, son art de vivre a attiré nombre de curieux, la ville atteignant maintenant 200 000 habitants ! Jumelée avec Brest, Hobart est également le point de départ des expéditions Antarctiques Françaises et Australes ; la Terre Adélie à 15 jours de bateau, c’est ouvert aux curieux… Les plus sédentaires pourront quant à eux rester sur le Waterfront pour apprécier un fish&chips ou tout autre poisson grillé/fruits de mer aux dernières lueurs du soir !


Tassie Exploration : Part 1

On The Road

C’est donc au volant de notre 4×4 que nous avons exploré l’Est de la Tasmanie cette première semaine. Abandonnée l’idée du van et la caution de $7500 à avancer… Et c’est finalement un mal pour un bien, la Tasmanie comptant nombre de « gravel road » ; à nous les coins escarpés et les raccourcis à travers les parcs nationaux ! Partis pour en faire le tour, nous nous sommes vite rendu compte que l’autoroute comporte quelques virages en tête d’épingle et que 200kms pouvaient se faire en 4h… Voici le résumé de l’épopée !

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Tasmania, Lovely Place !

Bay of Fires - The GardensA la recherche d’épices et de minerais, le Hollandais Abel Tasman fut le premier explorateur à poser le pied sur cette île du bout du monde, dénommée Van Diemen’s Land au 17ème siècle. Les Français débarquent en 1802, afin de rapporter des animaux exotiques pour le zoo de Joséphine Bonaparte, mais se sont les Anglais qui s’approprient l’île l’année suivante. Les Aborigènes sont alors expulsés de leurs terres, tués ou emprisonnés par les Blancs quand ils ne succombent pas suite aux maladies européennes. L’île devient lieu de déportation pour les prisonniers et acquiert la réputation d’île la plus terrible de la colonie britannique. En 1856 la déportation est abolie, et Van Diemen’s Land est alors renommée Tasmania pour tenter d’effacer cette image diabolique.

Aujourd’hui cette place sauvage est un régal pour tous les amoureux de la nature, du bon vin et des sports en plein air. Autrefois boudée par les Australiens, Tassie (pour les intimes) est devenue une destination de premier choix ! C’est avec Isabelle, Martiniquaise rencontrée à Melbourne, que j’ai exploré la moitié de l’île cette première semaine. Pour vous donner un premier aperçu, démarrons l’aventure avec la Côte Est, élue Best Place of the World 2009 par le Lonely Planet : eaux turquoises, roches rouges et plages désertes en pleine saison, voici en images le paradis de Bay of Fires.



Wild Australia

Mont KosciuskoUne idée week-end ? Et pourquoi pas une virée à Grampians Park ? A 350kms de Melbourne, nous avons passé deux jours au milieu des lacs, canyons, cascades et points de vue extraordinaires. Nous ? Oui, petit groupe d’étudiants que nous sommes : Jérémi et Sophie, deux Français, et James, qui a quitté la Corée il y a deux mois.

C’est parti pour 4h de route à travers les étendues arides de Victoria, en mal d’eau depuis des mois… La conduite à gauche demande un temps d’adaptation, mais après quelques kilomètres, on retient qu’à gauche du volant se sont les essuies-glaces, et non les clignotants ! Nous avons loué une voiture « standard » pour notre périple, une toyota de 5m au confort très appréciable : pour 160$ le week-end, on ne s’est pas privé !

Notre première pause sera à Beaufort, petite ville profitant des touristes de passage, où nous faisons la connaissance de Guy, Français qui tient ici le ParisJour Cafe. Croissants et Latte au menu, avant de reprendre la route. James remarque un panneau « photo » sur la droite, et c’est parti pour une petite biffurcation dans les environs de Beaufort… Nous arrivons sur les hauteurs d’une colline, depuis laquelle nous pouvons voir les montagnes de Grampians Park à l’horizon, environ à 100kms de là.

Notre deuxième stop sera marqué par l’intrigue et la pause photo… Une piste, qui s’enfonce on ne sait où. Sans doute une ferme dans les environs. Une chose est sûre, l’endroit est habité, en témoignent les boites aux lettres ! Toujours aussi originales…

Plus que quelques kilomètres et nous arrivons à Halls Gap, chef-lieu de la partie Nord du parc. Nous profitons de l’après-midi pour faire la randonnée du Mont Pinnacle, en traversant le Canyon. 2h de marche dans un décor rocailleux ou le reste de végétation est timidement vert-jaune. On pourrait croire que les roches ont été sculptées à la main, dessinant un quadrillage oblique à certains endroits. Nous passons « l’allée silencieuse », quelques marches à gravir, et le spectacle s’offre à nous : une vue panoramique sur Grampians Park et la vallée que nous avons parcouru ce matin. Whaoh ! Nous apercevons le Mont Kosciusko, point culminant du parc ; nous flanons un peu, et activons le mode descente accélérée (30 min) pour reprendre la voiture et tenter d’arriver au Mont Kosciusko pour les derniers rayons de soleil. On ne peut pas accéder au sommet en voiture, les 2 derniers kilomètres abrupts se feront à pieds : épreuve difficile après notre randonnée ! Un vent glacial souffle au sommet, mais le spectacle est superbe : les montagnes changent de couleur chaque minute avant de se perdent dans l’obscurité.

En reprenant la route vers Halls Gap, une grosse frayeur lorsqu’un kangourou a tranquillement décidé de traverser… J’ai bien cru qu’il était out, la voiture avec : mais rien du tout ! Apparemment seule sa queue aurait tapé le pare choc… Parfois il suffit d’une seconde… C’est en arrivant en ville nous avons réalisé que tous les kangourous étaient de sortie la nuit : dans les jardins, autour de l’hôtel, et pas vraiment effrayés par notre présence… Du coup nous avons trainé un peu, et nous avons dû nous contenter d’un duo smoothie/cookie pour dîner… Tout était fermé à 21h ! Impressionnant pour une station touristique !

Le lendemain après un petit déjeuner sous le soleil Australien, nous avons visité les chutes MacKenzie, le lac Warton et quelques points de vue. Avec un final de choix : Boroka Lookout juste avant de reprendre la route ! Amazing week-end… Et voici une longue série pour vous donner l’envie de venir ;)


Melbourne – Bayside

Brighton OzJe vous parle de mes cours d’anglais, de Korumburra, des Bushfires… Oui mais Melbourne ; qu’en est-il ?

Melbourne s’étend sur près de 8000km² pour 7 000 000 d’habitants : difficile d’en faire  le tour en 1 jour ! D’autant plus que chaque district à son propre charme et mérite qu’on y fasse un détour. Voici donc un premier aperçu de Melbourne, Capitale de Victoria.

Pour ceux qui en doutaient, la plage est belle et bien là ! Certes la ville s’est construite autour de la Yarra River, mais les aficionados de Kite-surfing pourront se faire plaisir du côté de Bayside : direction les districts St-Kilda et Brighton !

Première escale au Sud de Brighton, à Half-Moon Bay : Un coin de tranquilité, et des paysages sauvages qui ravissent les pêcheurs, kayakistes et autres randonneurs. Arrivés sous un ciel capricieux, il n’aura fallu que 2h pour obtenir un soleil d’aplomb digne d’un été Australien.

Les plus sportifs quant à eux se rendront sur la plage de Brighton, en remontant vers  le CBD ; les voiles s’agitent dans le ciel, et les planches prennent toutes leurs couleurs en cette fin d’après-midi. Un peu comme à Deauville ou sur le bassin d’Arcachon, heureux sont les Melbournians qui possèdent l’une de ces fameuses cabanes : pour y ranger votre planche ou prendre l’apéro, c’est l’endroit idéal !

Nous profitons des derniers rayons de soleil pour rejoindre Saint-Kilda. Autrefois repère des prostitués et des dealers de drogue, la flambée immobilière ayant transformé ce district en repère… touristique ! Restaurants et plages font le bonheur des passants à seulement 15 min du CBD, et de nombreux backpackers y ont trouvé refuge. Le soir venu, il est temps de rejoindre la jetée de Saint-Kilda, avec votre canne à pêche si l’envie vous prend, autrement pour tenter d’apercevoir les pingouins qui reviennent sur la jetée la nuit tombée ! Un peu timides ce soir là, seuls deux téméraires ont tenté l’escalade des rochers. Quant à ceux qui s’imaginent en Antarctique ; no way, ici les pingouins ne font que 40cms !


Korumburra

KorumburraNon ce n’est pas « Cocorico » en Australien !

Mais « Mouche » en Arborigène ! Il s’agit d’une petite ville de 4000 habitants dans les Gippsland, à 1h de Melbourne, ville natale de Marilyn. Fondée grâce à l’activité minière de la région (extraction de charbon), la ville est connue comme « The Heritage Center of South Gippsland ».

On peut y visiter le village tel qu’il était dans les années 1920, aujourd’hui devenu zone protégée et musée historique. Lors de notre visite un film était tourné dans ce décor hors du temps, les maisons d’ordinaires inhabitées retrouvaient soudainement une âme, le magasin était ouvert, le vieux train reprenait du service, comme si le temps s’était arrêté…

Aux portes du Wilson Promontory Park, la ville est aujourd’hui une place rêvée pour les résidences secondaires. L’activité minière n’ayant plus qu’une valeur historique, la principale activité de la ville tourne désormais autour de ses immenses fermes.

La semaine dernière, le 6 mars, un séisme de 4.7 sur l’échelle de Richter a été ressenti à Korumburra ; fait rare, qui n’a causé que quelques dégats matériels.


Bushfires

Bushfires

Déjà une semaine que je bénéficie à nouveau des tarifs étudiants, que mon réveil sonne le matin, et que je prends mes marques dans cette nouvelle ville qu’est Melbourne. Marilyn m’accueille chez elle et le programme de cette première semaine était plutôt chargé : concerts, expos, visites, dîners entre amis… De quoi pratiquer mon anglais de 7h à 00h00 ! Mais aussi l’occasion de vivre des expériences très enrichissantes…

Dimanche dernier, nous sommes parti avec John et Sicey dans ce qu’on appelle ici « The Country » ; l’Australie hors des villes. Anciens propriétaires d’une ferme dans les environs, beaucoup de leurs amis ont du (ou s’attendent à) faire face aux bushfires. Direction Yea, commune à 1h de Melbourne, où nous rendons visite à leurs amis. Sur la route récemment réouverte, nous aperçevons la sortie Kinglake, où la police bloque l’accès : des corps sont encore en cours d’identification après l’incendie qui a rasé ce village. Sicey m’indique que je passe pour son neveu si la police nous arrête ; la zone n’est pas encore réouverte aux touristes car le risque de départ de feu reste très élevé. Finalement nous passons le barrage sans même s’arrêter.

Le décor est lugubre : l’odeur est assez forte dans la forêt que nous traversons, les arbres sont brulés, j’aperçois un tractopelle carbonisé. Quant aux zones indemnes, elles sont arides sur des kilomètres ! Jamais l’état de Victoria n’avait connu une telle sécheresse. Nous arrivons chez leurs amis qui possèdent une ferme : je comprends qu’ils n’ont pas de nouvelles d’eux depuis 15 jours. La maison est toujours là, comme miraculée au milieu de ces terres brûlées.

Susie et Ivor nous expliquent comment ils se sont battus contre le feu, protégeant leur maison grâce à l’arrosage automatique. Leur dernière chance était de sauter dans la piscine, ce qui par chance ils n’ont pas eu à faire. Ils ont vu le bushfire passer la colline d’en face, distante de 4 ou 5kms, et venir droit vers eux : ils n’ont eu que 10 minutes pour se préparer. Le bushfire ravage tout, il leur était donc impossible de donner des nouvelles, téléphones, mobiles et internet étant hors service. Plus d’électricité. Impossible de quitter la maison, la route principale était ravagée par les flammes ou coupée par les chutes d’arbres.

Les histoires ici sont similaires ; chacun défendant sa maison avec des moyens dérisoires. Parfois la fin n’est pas si heureuse. Beaucoup ont essayé de fuir, et sont devenus les principales victimes de ces bushfires. Quand le feu arrive, la fumée est comme un épais brouillard, il fait nuit tout à coup : les accidents de voiture ont été fréquents. Parfois le feu les a rattrapé. Par grand vent il peut atteindre les 100km/h. Impossible de fuir, même en voiture. Quant aux animaux, on abat ceux qui n’auraient pas succombé aux flammes. Certains troupeaux s’en sont sortis indemnes, trouvant refuge dans un bassin.

Chaque jour un nouveau village est évacué car le risque d’incendie reste maximum. J’apprends dans l’entourage de Marilyn que des amis avaient des proches à Kinglake, que les parents des voisins ont laissés les enfants à Melbourne pour aller sauver leur maison, mais y ont laisser la vie…

Quelques pluies ont fait leur apparition sur Melbourne, mais bien peu pour calmer les incendies. On s’attend au pire pour la semaine qui arrive. On commence aussi à parler d’un autre problème ; celui du tourisme. Personne de va plus dans la Yarra Valley soit par crainte des incendies, soit pour respect pour les victimes. Mais les incendies n’occupent que 10% de la région : région qui envisage une catastrophe économique si le tourisme ne reprend pas.

Nous terminons notre matinée en rendant visite à Deby, alias Deborah, qui se prépare seule à affronter le bushfire. Pour le moment aucun signe à l’horizon. Les chevaux de John et Sicey sont tranquilles… Elle nous montre un mail qu’une amie lui a envoyé une semaine après le passage du bushfire ; on croirait un extrait de film tellement le récit semble invraisemblable. Faut-il mieux quitter les lieux ? Deby ne l’entend pas de la sorte… Elle restera chez elle, prêtant l’oreille à la moindre alerte.