Un peu de culture Chinoise…
Arrête de renifler, on ne crache pas par terre, ne pousse pas les gens, ne t’essuie pas sur la nappe… Bouh… autant de bonnes habitudes que vous pouvez oublier ici ! Quand la serveuse éternue, ne vous étonnez pas si elle passe s’essuyer les mains sur le coin de la nappe ! Et alors ? Vous ne vous êtes jamais servi de votre jean pour cela ? Après une semaine à Pékin, voici quelques surprises « culturelles » à découvrir…
Tian’anmen by night
La place Tian’anmen est l’une des plus grande place au monde. Aujourd’hui libre d’accès, on peut y visiter le Mausolée de Mao ou encore la ville souterraine et la porte de Qianmen. Les édifices à l’architecture stalinienne qui bordent la place attireront également les plus curieux.
Pour ma part c’est une séance de « Night Shooting » qui me tentait sur cette place. Ma visite fut éclairée par deux chinoises, une enseignante d’anglais et son amie, qui m’ont ensuite fait visiter l’ancien quartier des légations, de l’autre côté de la porte de Qianmen. Ce quartier a été entièrement restauré pour les JO 2008, et c’est aujourd’hui un endroit très animé qui retrace toute l’histoire de Pékin.
Une petite dégustation de thés, tous aussi surprenant les uns que les autres, a marqué cette fin de visite, avec en souvenir de cette extraordinaire soirée 50g de thé aux fruits… comme jamais je n’en ai bu !
Le Palais d’Ete…
…Est un écrin de verdure niché sur la colline de la longévité millénaire, sur les rives du lac de l’Eternel Printemps.
On raconte que ce palais serait à l’origine de la défaite des Chinois contre les Japonais en mer de Chine. L’empereur ayant préféré vider les caisses de l’état pour construire ce palais, au détriment de la marine Chinoise… En leur hommage, il fit donc édifier le bateau en pierre, gardien des eaux du lac.
Quoiqu’il en soit, si cette saison n’est pas propice pour profiter pleinement des chemins ombragés qui bordent le palais, une toute autre expérience vaut le détour… Traverser à pieds le lac gelé pour rejoindre l’île de Nanhu : un petit périple de 2 kms au cours duquel admirer le paysage peut vous valoir une jolie glissade !
Beijing Olympic Park
Arrivé en fin d’après-midi, une légère brume se levait sur le parc Olympique, tout au nord de la ville. Une esplanade immense, avec d’un côté la piscine olympique, et de l’autre le tout dernier stadium de Beijing.
Devant l’immense file d’attente (environ 2h) pour accéder au stade en cet période de nouvel an, j’ai abandonné l’idée d’y entrer, et ne vous propose donc qu’une unique photo pour cet article : le stade en noir et blanc.
Ici c’est le Nouvel An !
Pour fêter l’année du boeuf, tout le monde a commencé à décorer maisons et magasins dimanche dernier, la veille du réveillon. Chaque soir les pétards retentissent, les parcs acceuillent foires et manèges pour quelques semaines, et les Chinois font du tourisme, du patin à glace sur les lacs gelés, du karaoké en plein air, ou prennent un bain glacé… Pétards, couleurs vives, lampions et déguisements sont à l’honneur !
Beaucoup viennent visiter Pékin quelques jours durant cette période ; ils sont d’ailleurs surpris de voir des Européens, et tout particulièrement un blond ! C’est vrai que je ne me suis pas trouvé d’homologue ici… Ce qui me vaut le statut de curiosité, et quelques photos que les touristes ramèneront dans leur album photo de Beijing !
Yonghegong Lama Temple
Le Bouddhisme est présent en Chine depuis le IIIe siècle. Pekin regorge de temples, et c’est à Yonghegong, à deux pas de l’hôtel, que j’ai pu découvrir l’atmosphère toute particulière d’un des principaux sites.
Dans les années 50, lors de la mainmise de la Chine sur le Tibet, le régime favorisa une vaste rénovation du site afin de ménager les autorités religieuses tibétaines. Cet édifice échappa ensuite aux destructions de la révolution culturelle avant d’être rouvert au culte en 1981.
Aujourd’hui les Chinois viennent se receuillir et faire des offrandes, entre les touristes et quelques lamas qui occupent le site. Je ne peux s’empêcher de ressentir une certaine sérénité, et un émerveillement sans fin en pénétrant les différents temples aux effigies religieuses toutes somptueuses. L’atmosphère a quelque chose d’indescriptible, presque magique… Mon regard se pose sur cet homme à même le sol, l’encens parfume l’air frais… Je partage ce silence reposant, tout juste éclairé par le gong du temple… Une visite enrichissante !
Panjiayuan
Dans les années 80, les Pékinois qui avaient besoin d’argent revendait en cachette les objets d’art de leur famille. Réprimé par la police, ce marché fantôme a finalement été légalisé en 1994 : c’est ainsi qu’est né le premier marché aux antiquités légal de Pekin, Panjiayuan.
Aujourd’hui considéré comme le plus grand marché de la sorte en Asie (3000 stands – 4ha), on prend plaisir à chiner toute sorte de marchandises d’occasion (parfois fausses !), telles que des pièces anciennes, de la porcelaine, d’anciens livres, des bijoux, quelques babioles électroniques et des vêtements.
Une petite partie du marché regroupe les attractions de foire qui font la joie des bambins, tandis que leurs ainés regardent des combats de lutte ou les explois sportifs qui animent le marché. Pour faire une pause, rien de tel que les barraques à brochettes où vous pourrez vous délecter d’insectes grillés… ou tout simplement de porc aux épices (ma préférence !).
La Cité Interdite
Suivant le guide du touriste en Chine, la cité interdite s’impose comme la visite incontournable après la Grande Muraille ! Après avoir gravit la Colline de Charbon pour une vue imprenable sur la ville tartare (au nord) et la Cité Interdite (au sud), je pénètre dans la cité par la porte du Génie Militaire, tout au Nord de la cité.
Un imposant mur de 15 peut-être 20m de haut me fait face, et une porte… monumentale ! Je découvre un décor riche en couleurs, quelques pavilions autour d’une place arborée, et d’impressionants détails sculptés ou peints sur chaque élément de ce monde mystérieux.
Je passe une porte et commence à progresser dans ce dédale au sein duquel chaque porte majestueuse laisse apparaitre un palais remarquablement bien conservé. On peut encore apercevoir le mobilier de l’époque et les joyaux offerts à l’empereur…
Les quelques heures de l’après-midi me laisseront entrevoir le tiers de cette cité magique, imposante et portant si raffinée… Notre Versailles n’a qu’à bien se tenir ! Enfin, le passage par la porte de la paix Céleste clôture cette visite et me laisse sur la place… de Tian’anmen.
Happy (Chinese) New Year !
Inimaginable ! Tout simplement…
Nous sommes le 25 Janvier, réveillon du jour de l’an Chinois. Aucune cérémonie officielle aujourd’hui, les boutiques sont fermées, les lampions et autres décorations font leur apparition dans la ville.
Puis la nuit tombe sur la ville : les uns se retrouvent en famille pour le repas du réveillon, d’autres fêtent la nouvelle année à coups de pétards et feux d’artifices… Des centaines de personnes animent les rues de Pékin qui s’illuminent et vibrent sous les explosions !
La soirée avance, il est 00h00… Les alarmes sonnent, des explosions retentissent de toutes parts… Le vacarme devient assourdissant ! En levant les yeux on découvre une infinité d’étoiles, le ciel s’est transformé en quelques secondes… Je quitte la ruelle et débouche alors dans un brouillard de fumée… Des milliers de personnes envahissent les rues, tout le monde cours, fuyant une méche un peu courte, ou se ruant sur la boutique d’artifices ! En l’espace de quelques minutes Pékin devient difficilement respirable, tout en se parant de 1000 couleurs éphémères… Pas facile de restranscrire cette atmosphère dans quelques photos ! La fête est à son comble, l’heure écoulée laissera place à un spectacle surprenant, de rues recouvertes de fusées évincées, de pétards éventrés, de rampe de lancement en feu…
L’année du boeuf a commencé !
Great Wall – Simatai
Et non, on ne la voit pas de la Lune… Mais on peut l’admirer à quelques heures de route de Pékin…
Rendez-vous à Sima Tai, l’un des sites restauré de cet édifice hors-normes : la Grande Muraille. Impressionante, sans toutefois être trop imposante, nous arrivons sur un site traversé par un lac, à l’Ouest Jinshan Ling, à l’Est Simatai, perchée sur une crête de montagne. A cet endroit, le relief du terrain ne nécessitait pas de bâtir une défense colossale… Et on comprend pourquoi lorsqu’on s’attaque aux escaliers irréguliers, suivant à certains endroits une pente de 70° !
Mais ce n’est qu’une fois le sommet atteint que l’altitude si difficilement acquise nous offre un point de vue incroyable sur une vallée soufflée par les vents, où le froid règne en maître à cette période de l’année. Point de guerriers à l’horizon, aucun touriste en cette saison, juste la steppe et cette muraille… à perte de vue !
Welcome to Beijing ! Premiers abords de la Chine…
Après 8h de vol nous avons amorcé notre descente vers Pékin, tout en survolant les monts enneigés du désert de Gobi… Une étendue impressionnante !
Me voilà parti pour une semaine à la découverte de la dernière ville hôte des jeux olympiques. La Grande Muraille et la Cité Interdite sont bien sûr au programme, mais en attendant j’observe ce nouveau décor, dans lequel je dois me frayer un chemin pour rejoindre mon hôtel.
Direction les airport shuttle qui vous amène directement vers le centre ville… à condition de savoir si votre hôtel se situe plutôt du côté de Dongzhimen, Zichunlu ou Xuanwumen… Humm… Première difficulté ! Un couple Anglo-Chinois m’indique la ligne 4 arrêt 6, puis me conseille de prendre un taxi pour rejoindre l’hôtel ! C’est parti !
Dans le bus tout est indiqué en Chinois puis en Anglais, ce qui m’évite de compter les stations… 40 min plus tard je me retrouve dans Pékin ! Building building… quand tu nous tiens ! Des taxis m’attendent dès la descente du bus : le top ! Sauf qu’aucun ne connait l’adresse que l’hôtesse m’a traduite… Oups… What next ? Je sors mon portable mais ici pas de réseau ! Je tente d’accoster un Chinois tenue business avec valise ; son anglais doit être compréhensible… Mais non ! Do you speak English ? No ? Sure ? Ca se corse là… Mon petit guide chinois me donne « zuijin de ditie zhan zai nali ? » Non plus… il ne sait pas où est le métro…
Me voilà dans Pékin, il fait beau, je suis dans un arrêt de bus qui ne mène je ne sais où, sans savoir où je suis, personne ne parlant anglais… Cherchant un plan tout en feuilletant mon guide, mon Chinois business revient me voir avec un anglais timide, et me propose d’appeler mon hôtel pour vérifier l’adresse… Ahhhhh ! Merci ! L’adresse est bonne, d’autres taxis sont arrivés, et magique, l’un deux connait le coin et accepte de me conduire !
Finalement rien de bien méchant pour commencer, je trouve l’hôtel sans problèmes, et il me reste deux heures avant la tombée de la nuit pour faire le tour du quartier. Le lac est gelé (au moins 15-20cm !!), et au détour d’une rue j’assiste à la cérémonie du tambour à la Drum Tower… Welcome to Beijing !


