By N2H

Entre images et voyages…

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Une journée à Williamstown

WilliamstownS’il y a une chose qui fait le charme de Sydney, c’est bien le taxi-boat ! Traverser le Victoria Harbour pour rejoindre le quartier des affaires ou se rendre d’un parc à un autre donne tout de suite un air de vacances au quotidien.

Melbourne a ses passionnés d’aviron certes, qui se partage la Yarra River avec les City Cruise Boats. Point de Harbour ici. Toutefois, pour une petite escapade à la journée, on peut sauter à bort d’un ferry qui vous promène pendant 30 min dans la city, avant de rejoindre la mer pour vous emmener à Williamstown.

Autant sauter à deux, c’est donc avec Nicole je suis parti voir cette autre facette de la ville aux milles visages ! En 1837, Williamstown était la concurrente de Melbourne : une ville prospère aux portes de Hobson Bay, idéalement située pour faire commerce. Les services gouvernementaux vinrent s’y installer quelques temps, jusqu’à ce que Melbourne élargisse la Yarra River, et commence ses heures de gloires. Dès lors délaissée, Williamstown est redevenue à la fin de XXème siècle une destination week-end. A 30 minutes de la city, on prend plaisir a parcourir le Costal Heritage Park reliant le centre historique à la plage.


Le village devenu city

CBDImaginez…

Alors que les Français faisaient leur révolution, les Wurundjeris occupaient les alentours de la baie dénommée plus tard « Port Phillip ». Terres arborigènes où les tribus vivaient en harmonie avec la nature ; c’était il y a 200 ans.

Puis le Gold Rush attira les premiers colons ; le village de Melbourne commençant à se développer, on y construisit églises, écoles, des champs ça et là parsemant le paysage. C’était il y a 150 ans, 25 000 habitants.

Melbourne devint à la fin du XIXième siècle l’une des plus importantes cités de l’Empire britannique, acquérant la réputation de ville la plus riche au monde. Grand tournant au début du XXième, le gouvernement de la toute nouvelle fédération Australienne s’installa en 1901 dans cette ville d’alors 400 000 habitants.

Toujours grandissante, les jeux Olympiques s’y déroulèrent il y a 50 ans – 1 500 000 Melbourniens.

Aujourd’hui avec 4 000 000 d’habitants, et une superficie équivalente à 70 fois notre chère capitale, la city continue de s’étendre. C’est à la tombée de la nuit, quand la ville s’illumine, que l’horizon n’est que lueurs étoilées, que l’on mesure l’envergure de cette ville du monde, où l’on parle 180 langues et où Boudha et Jésus ne sont que quelques dieux parmi les 116 religions représentées.


Melbourne – Dockland

Dockland WharfBienvenue à Dockland !

Il est temps de reprendre la série consacrée à la découverte de Melbourne !  Un premier aperçu vous était donné avec Bayside et ses plages ; longeons le front de mer, passons St-Kilda et remontons jusqu’à Dockland !

Ce nouveau quartier ultra moderne est situé à l’Est du CBD ; ici l’architecture Victorienne est délaissée au profit de tours de verre, sculptures contemporaines et promenades touristiques le long de l’eau. Vous ne le trouverez pas encore sur les cartes, la jeune pousse étant toute fraiche et encore en développement. Entre bureaux et appartements, les commerces et restaurants apparaissent ça et là, et il y a fort à parier que ce quartier à 5 minutes du centre de Melbourne attirent prochainement les foules.

A l’occasion d’une rencontre entre photographes, nous sommes allés sur les anciens docks, où des passionnés restaurent d’anciens voiliers ; ici l’Alma Doepel, rescapé d’Hobart, est un somptueux navire de près d’un siècle ! Voué à la destruction, il a été sauvé de justesse. Reprise des voyages en mer dans quelques années…

Les docks offrent un panorama remarquable sur le Waterfront, et c’est donc à l’occasion d’un Festival le week-end dernier, que j’ai repris ma carte d’explorateur et mes lentilles et mon pied (comprendra qui voudra…). Sons et lumières, fire organ, feux d’artifices et fish&chips entre amis, voilà de bonnes raisons pour arpenter de nuit ce passage touristique  aux airs de petite croisette méditerranéenne.


Wild Australia

Mont KosciuskoUne idée week-end ? Et pourquoi pas une virée à Grampians Park ? A 350kms de Melbourne, nous avons passé deux jours au milieu des lacs, canyons, cascades et points de vue extraordinaires. Nous ? Oui, petit groupe d’étudiants que nous sommes : Jérémi et Sophie, deux Français, et James, qui a quitté la Corée il y a deux mois.

C’est parti pour 4h de route à travers les étendues arides de Victoria, en mal d’eau depuis des mois… La conduite à gauche demande un temps d’adaptation, mais après quelques kilomètres, on retient qu’à gauche du volant se sont les essuies-glaces, et non les clignotants ! Nous avons loué une voiture « standard » pour notre périple, une toyota de 5m au confort très appréciable : pour 160$ le week-end, on ne s’est pas privé !

Notre première pause sera à Beaufort, petite ville profitant des touristes de passage, où nous faisons la connaissance de Guy, Français qui tient ici le ParisJour Cafe. Croissants et Latte au menu, avant de reprendre la route. James remarque un panneau « photo » sur la droite, et c’est parti pour une petite biffurcation dans les environs de Beaufort… Nous arrivons sur les hauteurs d’une colline, depuis laquelle nous pouvons voir les montagnes de Grampians Park à l’horizon, environ à 100kms de là.

Notre deuxième stop sera marqué par l’intrigue et la pause photo… Une piste, qui s’enfonce on ne sait où. Sans doute une ferme dans les environs. Une chose est sûre, l’endroit est habité, en témoignent les boites aux lettres ! Toujours aussi originales…

Plus que quelques kilomètres et nous arrivons à Halls Gap, chef-lieu de la partie Nord du parc. Nous profitons de l’après-midi pour faire la randonnée du Mont Pinnacle, en traversant le Canyon. 2h de marche dans un décor rocailleux ou le reste de végétation est timidement vert-jaune. On pourrait croire que les roches ont été sculptées à la main, dessinant un quadrillage oblique à certains endroits. Nous passons « l’allée silencieuse », quelques marches à gravir, et le spectacle s’offre à nous : une vue panoramique sur Grampians Park et la vallée que nous avons parcouru ce matin. Whaoh ! Nous apercevons le Mont Kosciusko, point culminant du parc ; nous flanons un peu, et activons le mode descente accélérée (30 min) pour reprendre la voiture et tenter d’arriver au Mont Kosciusko pour les derniers rayons de soleil. On ne peut pas accéder au sommet en voiture, les 2 derniers kilomètres abrupts se feront à pieds : épreuve difficile après notre randonnée ! Un vent glacial souffle au sommet, mais le spectacle est superbe : les montagnes changent de couleur chaque minute avant de se perdent dans l’obscurité.

En reprenant la route vers Halls Gap, une grosse frayeur lorsqu’un kangourou a tranquillement décidé de traverser… J’ai bien cru qu’il était out, la voiture avec : mais rien du tout ! Apparemment seule sa queue aurait tapé le pare choc… Parfois il suffit d’une seconde… C’est en arrivant en ville nous avons réalisé que tous les kangourous étaient de sortie la nuit : dans les jardins, autour de l’hôtel, et pas vraiment effrayés par notre présence… Du coup nous avons trainé un peu, et nous avons dû nous contenter d’un duo smoothie/cookie pour dîner… Tout était fermé à 21h ! Impressionnant pour une station touristique !

Le lendemain après un petit déjeuner sous le soleil Australien, nous avons visité les chutes MacKenzie, le lac Warton et quelques points de vue. Avec un final de choix : Boroka Lookout juste avant de reprendre la route ! Amazing week-end… Et voici une longue série pour vous donner l’envie de venir ;)


Melbourne – Bayside

Brighton OzJe vous parle de mes cours d’anglais, de Korumburra, des Bushfires… Oui mais Melbourne ; qu’en est-il ?

Melbourne s’étend sur près de 8000km² pour 7 000 000 d’habitants : difficile d’en faire  le tour en 1 jour ! D’autant plus que chaque district à son propre charme et mérite qu’on y fasse un détour. Voici donc un premier aperçu de Melbourne, Capitale de Victoria.

Pour ceux qui en doutaient, la plage est belle et bien là ! Certes la ville s’est construite autour de la Yarra River, mais les aficionados de Kite-surfing pourront se faire plaisir du côté de Bayside : direction les districts St-Kilda et Brighton !

Première escale au Sud de Brighton, à Half-Moon Bay : Un coin de tranquilité, et des paysages sauvages qui ravissent les pêcheurs, kayakistes et autres randonneurs. Arrivés sous un ciel capricieux, il n’aura fallu que 2h pour obtenir un soleil d’aplomb digne d’un été Australien.

Les plus sportifs quant à eux se rendront sur la plage de Brighton, en remontant vers  le CBD ; les voiles s’agitent dans le ciel, et les planches prennent toutes leurs couleurs en cette fin d’après-midi. Un peu comme à Deauville ou sur le bassin d’Arcachon, heureux sont les Melbournians qui possèdent l’une de ces fameuses cabanes : pour y ranger votre planche ou prendre l’apéro, c’est l’endroit idéal !

Nous profitons des derniers rayons de soleil pour rejoindre Saint-Kilda. Autrefois repère des prostitués et des dealers de drogue, la flambée immobilière ayant transformé ce district en repère… touristique ! Restaurants et plages font le bonheur des passants à seulement 15 min du CBD, et de nombreux backpackers y ont trouvé refuge. Le soir venu, il est temps de rejoindre la jetée de Saint-Kilda, avec votre canne à pêche si l’envie vous prend, autrement pour tenter d’apercevoir les pingouins qui reviennent sur la jetée la nuit tombée ! Un peu timides ce soir là, seuls deux téméraires ont tenté l’escalade des rochers. Quant à ceux qui s’imaginent en Antarctique ; no way, ici les pingouins ne font que 40cms !


Bushfires

Bushfires

Déjà une semaine que je bénéficie à nouveau des tarifs étudiants, que mon réveil sonne le matin, et que je prends mes marques dans cette nouvelle ville qu’est Melbourne. Marilyn m’accueille chez elle et le programme de cette première semaine était plutôt chargé : concerts, expos, visites, dîners entre amis… De quoi pratiquer mon anglais de 7h à 00h00 ! Mais aussi l’occasion de vivre des expériences très enrichissantes…

Dimanche dernier, nous sommes parti avec John et Sicey dans ce qu’on appelle ici « The Country » ; l’Australie hors des villes. Anciens propriétaires d’une ferme dans les environs, beaucoup de leurs amis ont du (ou s’attendent à) faire face aux bushfires. Direction Yea, commune à 1h de Melbourne, où nous rendons visite à leurs amis. Sur la route récemment réouverte, nous aperçevons la sortie Kinglake, où la police bloque l’accès : des corps sont encore en cours d’identification après l’incendie qui a rasé ce village. Sicey m’indique que je passe pour son neveu si la police nous arrête ; la zone n’est pas encore réouverte aux touristes car le risque de départ de feu reste très élevé. Finalement nous passons le barrage sans même s’arrêter.

Le décor est lugubre : l’odeur est assez forte dans la forêt que nous traversons, les arbres sont brulés, j’aperçois un tractopelle carbonisé. Quant aux zones indemnes, elles sont arides sur des kilomètres ! Jamais l’état de Victoria n’avait connu une telle sécheresse. Nous arrivons chez leurs amis qui possèdent une ferme : je comprends qu’ils n’ont pas de nouvelles d’eux depuis 15 jours. La maison est toujours là, comme miraculée au milieu de ces terres brûlées.

Susie et Ivor nous expliquent comment ils se sont battus contre le feu, protégeant leur maison grâce à l’arrosage automatique. Leur dernière chance était de sauter dans la piscine, ce qui par chance ils n’ont pas eu à faire. Ils ont vu le bushfire passer la colline d’en face, distante de 4 ou 5kms, et venir droit vers eux : ils n’ont eu que 10 minutes pour se préparer. Le bushfire ravage tout, il leur était donc impossible de donner des nouvelles, téléphones, mobiles et internet étant hors service. Plus d’électricité. Impossible de quitter la maison, la route principale était ravagée par les flammes ou coupée par les chutes d’arbres.

Les histoires ici sont similaires ; chacun défendant sa maison avec des moyens dérisoires. Parfois la fin n’est pas si heureuse. Beaucoup ont essayé de fuir, et sont devenus les principales victimes de ces bushfires. Quand le feu arrive, la fumée est comme un épais brouillard, il fait nuit tout à coup : les accidents de voiture ont été fréquents. Parfois le feu les a rattrapé. Par grand vent il peut atteindre les 100km/h. Impossible de fuir, même en voiture. Quant aux animaux, on abat ceux qui n’auraient pas succombé aux flammes. Certains troupeaux s’en sont sortis indemnes, trouvant refuge dans un bassin.

Chaque jour un nouveau village est évacué car le risque d’incendie reste maximum. J’apprends dans l’entourage de Marilyn que des amis avaient des proches à Kinglake, que les parents des voisins ont laissés les enfants à Melbourne pour aller sauver leur maison, mais y ont laisser la vie…

Quelques pluies ont fait leur apparition sur Melbourne, mais bien peu pour calmer les incendies. On s’attend au pire pour la semaine qui arrive. On commence aussi à parler d’un autre problème ; celui du tourisme. Personne de va plus dans la Yarra Valley soit par crainte des incendies, soit pour respect pour les victimes. Mais les incendies n’occupent que 10% de la région : région qui envisage une catastrophe économique si le tourisme ne reprend pas.

Nous terminons notre matinée en rendant visite à Deby, alias Deborah, qui se prépare seule à affronter le bushfire. Pour le moment aucun signe à l’horizon. Les chevaux de John et Sicey sont tranquilles… Elle nous montre un mail qu’une amie lui a envoyé une semaine après le passage du bushfire ; on croirait un extrait de film tellement le récit semble invraisemblable. Faut-il mieux quitter les lieux ? Deby ne l’entend pas de la sorte… Elle restera chez elle, prêtant l’oreille à la moindre alerte.